Archives de avril 2008
matière et mémoire
Monument éphémère ?
Thomas Hirschhorn, Deleuze Monument (Avignon 2000)
" Ces monuments-hommage, avant tout des lieux de rencontres et de convivialité, prennent la forme d’installations éphémères dans l’espace public, loin des galeries et des centres d’art. Car le propos de l’artiste est de rendre cet hommage accessible à chacun, quelque soit sa condition sociale. Les sites choisis sont souvent des banlieues ou des quartiers défavorisés dont les habitants vont devenir les acteurs de l’opération. Hirschhorn requiert la participation de la population locale pour installer le « monument », souvent un abri de planches, de cloisons de carton et de bâches en plastique, à l’intérieur duquel sont agencés plusieurs espaces : documentation (des ouvrages de l’auteur y sont réunis), médiathèque, buvette … Les visites, l’animation, les conférences font coopérer intellectuels, artistes invités, visiteurs, et habitants des environs.
A la fin d’une exposition, il produit un catalogue qui retrace le déroulement de l’événement. Ainsi, il se présente comme « artiste travailleur soldat » (Deleuze Monument, Thomas Hirschhorn, Les documents). "
" Préparons donc la page où puisse aujourd’hui naitre
Une vérité qui soit verte. "
" Le pré gisant ici comme le participe passé par excellence
S’y révère aussi bien comme notre préfixe des préfixe,
préfixe déja dans préfixe, présent déjà dans présent. "
(Francis Ponge)
" Quand s’organise la grande battue nocturne du desir
dans un foret dont tous les oiseaux sont des flammes "
(André Breton)
"Quand le vert de la terre brillera à nouveau pour vous… "
(Holderlin, Der Tod des Empedokles)










